Pour les fans, ou les nostalgiques exilés, avoir les albums de Souad Massi est mille fois plus agréable qu’une séance de psychanalyse…Et avoir tous ses albums en images, c’est carrément mieux. C’est ce qu’a essayé de faire la Tracy Chapman du Maghreb, en nous offrant un dvd acoustique reprenant ses meilleures chansons issues de ses trois albums.
Le DVD commence avec « Denya Wezmen». C’est la vie dit-elle, une séparation entre deux êtres. « Hayati » avec ses guitares et luths envoutants, vient juste après, avec ses blessures, ses questions sans réponses, ses doutes et ses espoirs. Toujours avec cette peur de faire un bilan de la vie, un bilan de sa vie. Souad déborde d’amour, du vrai, quand elle cri son « Matebkiche », ce cri même qui regorge, de joie comme de peur, celui qui d’une voix brulante nous raconte une histoire comme la relate si bien le « Raoui ». Pour la chanson « Hagda Wala Akter », Souad Massi s'inspire des récentes retrouvailles avec une amie qu’elle avait perdue de vue et qui lui raconte ses déboires, ses désillusions, ses souffrances intimes, sa vie tout simplement. « Amessa », a un son assez folk rappelant Joan Baez mais sur lequel Souad n’oublie pas de nous rappeler qu’elle a trop souffert des injustices et qu’elle espère qu’un jour le soleil viendra briller. En tous cas, Souad est un soleil qui brille en nous. La charmante artiste n’oublie en aucun cas d’où elle vient. La preuve ? Le titre « Khalouni », qui flirte avec le raï et le folk, sans oublier la percussion, qui appelle tout simplement à la transe.
Après 1 h 40 de voyage aux mille éclats, ce premier DVD très réussi s’achève sur « Rani Rayha », titre rempli de tourmente et de chagrin, sur lequel Souad lance un dernier adieu poignant ‘Je n'ai jamais vécue comme je le souhaitais et tous mes projets sont restés sans lendemain… C'est décidé… je m'en vais ’chante t-elle. Non, Souad, tes chansons ne sont pas restées sans lendemain. Elles sont dans nos esprits, envoûtant notre âme, car le charme poétique que tu dégages ne peut laisser personne indifférent. Merci la poétesse.
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